Résumé
L'ouvrage Artificial Communication d'Elena Esposito est analysé d'un point de vue juridique et systémique, en soulignant les effets de la communication algorithmique sur le droit et la rationalité sociale. L'auteur souligne que les algorithmes ne produisent ni sens ni connaissance, mais fonctionnent selon des attentes de réponse structurées à partir de grands volumes de données. Des phénomènes tels que le profilage, l'érosion du droit à l'oubli et la fermeture artificielle de l'avenir par des pratiques prédictives sont problématisés. De même, il met en garde contre le risque de transposer ces logiques dans le domaine juridique, en particulier dans le droit pénal, en raison de leur impact potentiel sur les droits humains. La critique conclut que le défi central n'est pas l'attribution de droits aux machines, mais l'établissement d'obligations, de contrôles et de cadres réglementaires légitimes sur l'utilisation des données et des technologies algorithmiques.
Références
ARENDT, Hannah, Los orígenes del totalitarismo, Alianza Editorial, 2005.
ECO, Umberto, «El vértigo de las listas», IC Revista Científica de Información y Comunicación, núm. 8, 2011, pp. 15-34, disponible en: https://icjournal-ojs.org/index.php/IC-Journal/article/view/230/227 (fecha de consulta: 12 de septiembre de 2025).
ESPOSITO, Elena, Artificial Communication: How Algorithms Produce Social Intelligence, MIT Press, 2022.

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